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Challenge premier jet

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Voici pourquoi vous ne devriez pas suivre Harmonie sur le challenge premier jet :

Car il s’agit d’une romance

Faire de l’histoire d’amour le thème central du roman ? C’est un truc de fille, les romances ! Tout le monde sait bien que les histoires d’amour, ce n’est pas comme dans les films ou dans les livres, cela ne passe jamais comme ça en vrai. En plus, si l’un des personnages est imaginaire… Comment bâtir une intrigue là-dessus ?

Parce que ça parle de musique.

Et que l’auteur s’appuie en partie sur ses propres expériences. Les joies, mais aussi les échecs qu’il a pu ressentir dans la pratique de la musique. Quel intérêt de retranscrire cela dans une fiction ?

Parce que ce n’est pas vraiment fantastique.

Il faut interpréter ce qui est fantastique de ce qui ne l’est pas. Bon. L’auteur ne pouvait-il pas définir un genre bien précis pour son roman ?

Car vous allez y trouver plein de bons sentiments et d’idéaux.

Et des délinquants avec un bon fond. Une prostituée qui refuse de revoir son client, par peur d’éprouver des sentiments pour lui. Une tatoueuse endurcie au grand cœur. Un diplomate divorcé qui, prenant sur le fait des cambrioleurs dans sa propriété, accepte de leur venir en aide. Un héros qui ne comprend qu’à la fin qui l’aime depuis le début… Allons !

Malgré tout cela vous souhaitez en savoir plus ? Rendez-vous sur le challenge premier jet de Cocyclics !

 

Inspirations

Autant de musiciens que de musiques différentes sont susceptibles de m’influencer au quotidien. La musique fait partie intégrante de ma vie de tous les jours.

Ces deux artistes occupent une place particulière dans mon cœur :

Brad Mehldau, dont l’approche musicale a changé à tout jamais mon rapport avec la musique, m’a inspiré la création du personnage de Sandro. Il n’y a aucun rapport voulu entre les deux (hormis la musique et leur sensibilité vis-à-vis de celle-ci).

Brad Mehldau

Hilary Hahn, dont l’interprétation de The lark ascending de Vaughan Williams m’a inspiré la rencontre musicale entre Sandro et Rachel (là aussi aucun rapport hormis la partition).

Hilary Hahn

Harmonie : Résumé

Lisbonne, gare centrale. La bande de Tomé s’apprête à détrousser touristes et voyageurs. L’un de ses membres, Sandro, a un objectif différent : le piano en libre-service. Car son univers, c’est la musique – le seul remède contre ses crises d’épilepsie. Tandis que le lycéen joue apparaît Rachel, violoniste professionnelle. Et le temps semble s’arrêter au gré de la mélodie.

Formé par Rachel et accompagné de son amie Paula, Sandro pourra-t-il vraiment faire de la musique sa voie, alors que Tomé ne l’entend pas ainsi ? Un parcours initiatique commence, entre apprentissage, amitié et amours inattendues. Un voyage aux harmonies teintées de fantastique.

Réécriture !

Ça y est, après un gros travail à s’efforcer d’isoler les conflits, qui constitue la matière de départ indispensable de l’histoire, mieux cerner les enjeux (afin de mieux clarifier où elle va aller cette histoire), j’ai enfin réécrit les deux premiers chapitres, qui ont d’ailleurs pris de l’embonpoint. Ce n’est « que » 65 000 signes espaces comprises environ, pourtant, je l’espère, le plus dur est peut-être derrière moi dans ce travail de recentrage.

Au final, ces chapitres ne sont pas tellement différents dans la trame des versions initiales. Je veille à conserver le même squelette, je n’ai aucune envie de le faire exploser à la dynamite pour recréer de nouveaux problèmes un peu partout, par contre, avec un peu plus de recul et de maturité, j’espère que les héros seront à la fois plus « clairs » pour le lecteur, plus crédibles, et plus attachants.
Moins de passivité ressentie dans la mesure où chacun essaie d’échapper à son quotidien à sa façon, et un meilleur cap pour augurer la suite en présentant leurs aspirations, c’est là où il faut être à la fois sans équivoque et subtil, illustrer leurs sentiments, sans trop les expliquer… On verra !

C’est pourtant simple, non ? L’histoire devrait se résumer à cela : deux adolescents en quête de leurs origines vont être amenés malgré eux à découvrir celles de l’humanité… Vaste programme !

À bientôt pour la suite !

 

Plan d’attaque !

Le coup d’envoi des révisions de La Voyageuse d’Ayanar !

J’ai décidé de remettre à plat le plus possible le synopsis de l’histoire, avec l’aide d’Anatomy of Story de John Truby, et Écriture de scénarios de Jean-Marie Roth. Plus on sait où veut aller, plus on arrive à identifier les outils et les leviers de son récit, mieux c’est.

Une gymnastique intellectuelle difficile, qui oblige à extraire la quintessence des idées, thèmes et symboles de son histoire (zut, je ne pensais pas en avoir casé autant !) Pour l’instant, c’est encore le bazar, mais voici ce que ça donne !

Un ticket de longue haleine…

Avez-vous déjà acheté un ticket à l’euromillion ? Moi, jamais. Quelque part, je suis sûr de ne pas gagner. Ou presque. Qui sait, peut-être un jour j’en achèterai un, histoire de savoir ce que cela procure en terme de fantasme… Cinq minutes de rêvasserie, où on se dit, et si ? Que ferais-je d’une telle somme d’argent si je gagnais ?

Alors quel rapport avec l’écriture ? Je n’écris pas dans le but premier de voir mon nom sur la couverture d’un éditeur, si les chances sont tout de même un peu moins infimes, celles d’en vivre en étant publié le sont tout autant que gagner à l’euromillion. Mais choisir un tel ticket s’avère un long parcours, qui dure bien plus que cinq minutes. On a le temps de faire des plans sur la comète. Quand j’aborde ce sujet avec des amis (c’est plutôt l’inverse qui se produit en général), je présente mon activité comme un loisir, rien de très sérieux. Ce n’est pas toujours tout à fait honnête, tout écrivain (un état de fait dès lors où on écrit, disons, régulièrement), aspire bien sûr au succès, ne serait-ce que son texte plaise à son entourage de proches. On verra en temps utile.

Ce parcours change surtout la vie. Cela fait environ quatre ans que je vis en compagnie d’Émilion, Zina, Horizon, un peu moins longtemps en ce qui concerne Lénaïs et Oakeim, et ces héros fictifs, ces enfants de papier occupent une place importante dans mon cœur, comme s’ils existaient vraiment. Ils ne sont peut-être pas là pour refléter un meilleur nous-mêmes, mais plus afin de transmettre au lecteur ce sentiment de les comprendre, de les apprécier pour ce qu’ils sont. C’est ce dont je me suis humblement efforcé au travers de ce récit de survie et de quête des origines.

Quel est l’avancement actuel ? Je crois bien avoir rempli une bonne partie de ma grille, il ne devrait rester plus trop longtemps avant de la redonner au buraliste. Après une écriture par « couches successives », en repassant au fur à mesure dans les premiers jets précédents et le scénario, j’ai achevé il y a peu l’Arche des étoiles, et y ai mis un point final. Avant révisions et corrections. Une belle étape de franchie, savourons-la, et à bientôt pour la suite !